Déclaration en matière de stratégie Erasmus

La stratégie de notre institution consiste à favoriser l’internationalisation de nos activités pédagogiques, essentiellement via le développement des mobilités étudiantes et enseignantes, entrantes ainsi que sortantes, en Europe et hors Europe, indistinctement pour nos deux formations (Optique-optométrie et Psychomotricité).

L’édification progressive d’un « module international » constituerait une plus-value indéniable au niveau de l’usage linguistique de I’anglais pour accueillir des étudiants étrangers, mais aussi donner une opportunité à nos propres étudiants de « faire de « international à la maison ». La sélection des partenaires académiques suit des critères à la fois pédagogiques (équivalence des formations) et linguistiques (en fonction de l’attrait de partenaires anglophones parmi les étudiants). Le Nord de l’Europe est donc prioritairement concerné dans un premier temps (Scandinavie, pays baltes et Royaume – Uni, plus précisément), mais l’option de réaliser un stage peut recouvrir des intérêts beaucoup plus larges parmi les étudiants, compte tenu de la législation et des prérequis liés à la formation. Nous gardons à l’esprit l’objectif utopique (pour l’instant) de 20% d’étudiants mobiles, d’ici 2020, par notre Ministre de I’Enseignement supérieur avec la ferme volonté de construire et entretenir un suivi de qualité auprès de nos « bénéficiaires » (étudiants, enseignants et partenaires). Plusieurs études montrent que les étudiants Erasmus sont d’origine sociale favorisée, nous souhaitons dès nos débuts élargir au maximum le spectre afin d’également impliquer des étudiants « économiquement précaires » dans des projets internationaux. Par ailleurs, nous tenterons d’intégrer l’expérience de « mobilité enseignante » comme une des dimensions intégrantes de ses missions en privilégiant, avec le soutien éventuel de la Recherche dans l’institution, l’échange de « bonnes pratiques » et de « jumelage pédagogique » entre professeurs dispensant un cours similaire.

L’IORT organise deux formations (cycle court) de bachelier en Optique-optométrie et en Psychomotricité, aucune formation de second ou troisième cycle n’y est hébergée. Hormis les échanges dans le cadre strict de l’enseignement, l’opportunité de réaliser un stage à l’étranger, dans ces professions assez peu réglementées en Belgique, constitue un atout non négligeable pour les étudiants I.O.R.T., leur permettant de découvrir le métier dans ses différentes facettes. Les impacts d’une expérience de stage sont également le renforcement de l’adéquation entres les études et le milieu professionnel ainsi qu’un tremplin plus varié pour l’expatriation. Actuellement, nos diplômés s’orientent déjà vers l’étranger principalement vers la France et le Grand-Duché de Luxembourg. Pour le cas de l’Optique-optométrie, suivre des cours et un stage à l’étranger peut stimuler l’étudiant, en tant que futur professionnel, à présenter le « diplôme européen » en Optométrie afin de mieux s’y préparer. De manière générale, la piste d’établir des diplômes conjoints ou doubles est également intéressante pour développer le caractère international de l’institution.

L’IORT va privilégier, dans un premier temps, les mobilités individuelles étudiantes (cours, stage ou combinaison des deux), enseignantes et du personnel administratif par rapport aux actions – clé 1 du programme Erasmus +. L’ Unité de Recherche développée au sein de l’institution ne pourra que stimuler d’autres projets de collaboration plus transversaux impliquant des institutions de différents pays l’impact escompté de votre participation au Programme sur la modernisation de votre établissement.

En préambule, et malgré le fait que l’IORT comporte peu d’étudiants globalement, nous nous attendons à un impact positif massif sur les étudiants et le personnel en termes de promotion de notre image, de fonctionnement souple de notre institution ainsi que de reconnaissance de nos formations à l’étranger.

  • Augmenter des niveaux de réalisation pour apporter à l’Europe les diplômés et chercheurs dont elle a besoin. L’IORT jouit déjà d’une bonne réputation à l’étranger (pays francophones) où des étudiants nous rapportent trouver facilement un emploi. L’obtention de la Charte ne pourra que renforcer nos liens avec d’autres Écoles. Nous devons encourager nos étudiants à poursuivre des formations de second et troisième cycles. La Belgique n’organise pas de formation de Bac+5 et bac+8 en optique-optométrie et en psychomotricité. Permettre aux étudiants de suivre une partie de formation dans un pays où ces cycles sont organisés ne peut que les inciter à les suivre. Les diplômes de second et troisième cycles permettent aux jeunes d’accéder à d’autres fonctions sur le marché du travail.
  • Améliorer la qualité et la pertinence de l’enseignement supérieur, Les accords interinstitutionnels apportent une meilleure connaissance des programmes de formation appliqués par d’autres écoles et permettent une comparaison de ces programmes dans une dynamique d’innovation. Cette démarche a par ailleurs été recommandée par le comité d’experts qui, dans le cadre de l’évaluation de la qualité de l’enseignement supérieur, a audité le cursus optique-optométrie en 2014.
  • Renforcer la qualité à travers la mobilité et la coopération transfrontalière, Mobilité : Lors de leur séjour dans un nouveau milieu scolaire, les étudiants et les enseignants découvriront non seulement d’autres programmes, mais aussi d’autres méthodes de travail et modèles pédagogiques ; ils pourront à leur retour les présenter, en vue d’une éventuelle application à nos formations. Coopération transfrontalière : L’industrie de l’optique étant quasi inexistante en Belgique, les accords avec des firmes à l’étranger apporteraient une dimension complémentaire.
  • Faire fonctionner le triangle de la connaissance (enseignement supérieur, recherche et monde professionnel), Effectuer un séjour à l’étranger pendant ses études supérieures dénote un rôle de motivation et d’engagement crucial pour les étudiants et contribue à les rendre plus autonomes. Outre l’ouverture de ce type d’expérience à nos étudiants de tous horizons (d’un point de vue socio-économique), l’expérience acquise à l’étranger ne peut qu’encourager le monde professionnel à les recruter. Développer l’implication de l’industrie transfrontalière dans des programmes de recherche appliquée.
  • Améliorer la gouvernance et du financement. Améliorer l’efficience des formations par l’application à nos formations de concepts pédagogiques, de méthodes de travail ou de techniques qui ont fait leurs preuves à l’étranger.